tenir ce cri.net - à julie



Deux petits poèmes désinvoltes :

Quatrain ennéasyllabique anté- et postrimique (pas très prosodique)
 
Julie ton nom résonne dans ma moelle
J’eus l’idée que ce serait moi le
Jules idiot qui te fe’ait la mo’ale
Jus –lis-je– n’rime pas avec le mot hâle

Petit palindrome phonétique assez peu sensique
 
Julie je t’aime
Jolie je t’âme
Matheux j’y loge
Mais te j’y luge
 
Julie je l’aime
Joli jeu lame
Ma le j’y loge
Mets-le j’y luge
 
 
Autres palindromes :
 
Limbes, j’y lis : j’eus Julie Gibelin.
Ni le bige, il -"uj"- Julie Gibelin.
 
uj : nouveau en hongrois
 

Holorimes :
 

Julie résonna -blâme ou ravissement- à mon cœur
J’eus l’irraisonnable amour à vie, semant à monts qu’heurts
 
Julie résonna -blâme ou ravie faveur- à ma céphalo-douleur
J’eus l’irraisonnable amour à vif, aveu ramassé, falot, doux leurre
 
 
Céleste présente (variante du beau présent) :
 

Je joue, j’ai joui -ô joie !- jeu
Nul. Jus du fût bu, du rhum,
Élue loyale alliée, elle
Lit ici, cri si fini,
Cette céleste présente.
 
 
Contrepet’ :
Julie mine son cœur
 
 
Anagrammes
 

La Julie Gibelin : Il jubile, génial !
Julie Gibelin : île, gin : jubile !
 
 
Tautogramme :
 

Je joue, jeu jubilatoire, jacte jargon.
 
Jeune, jolie Julie. Je jacasse. Jeté. Je jaillis, jappe jérémiades
juvéniles. Jadis jovial, je jase, jaloux. Je jette jurons, je juge, jamais
je joins jugeotte : joutes jobardes.
 
Je jauge, je jugule jacquerie, je justifie. Juste jachère.
 
Joug jamais joyeux, jamais judicieux, jamais jalousie jouxte jouissance.
 
 
juin
 
 
Carte postale de Budapest

aka Pest pour les habitants de la rive gauche du Danube
 
Sept temps en Pest l’effervescente, l’extrême, je reste,
Zélé tel le vent berbère des djebels desséchés
Et me sers présentement des verres de Leffe, c’est céleste,
Revenentes, excellent texte pervers de Perec, emmenées.
Elspeth, vedette entre les déesses, perle des fées,
Tente de percer le secret de ce texte sénestre.
Lettres exceptées, j’erre de fêtes en fêtes en ce bled de l’est ;
En effet le temps est blèche, et c’est en ces pensées terrestres
Ke j’émets tendrement cent trente-sept greeteengs de Pest.
 
(Décelez le secret, les clés de ce texte. Pesez les termes, les termes
extrêmes révèlent le sens de ces vers, et détectez les lettres, créez le terme, recherchez le sens, pensez en lettres de l’Est ; en bref, pénétrez le sens de ce texte créé en pensées de cette belle Elspeth)
 
 
Carte postale de Berlin :
 
J'eus lit, gis Be(r)lin


Beau présent


Éligible juin

Belle ligne, bille bénie,
Gigue jugée libellule.
Une bibine bue,
Je gueule, bêle, jeûne, ennuie :
Gelé, je guigne une île enneigée en juin,
Un lieu ingénu, une jungle.
Une lubie bénigne ?
Un béguin enguenillé.
Gêné, je jugule, bien luné,
Je lègue ni bile, ni élégie.
Le belge en liège, lié,
Bigle le génie inné.
Jeu nul ?
Jeu bilingue :
Eine Liebe, ein Leben, nie ein Nebel
Jubile, belle élue.


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